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    J'aimerais vous parler de la nouvelle tendance de l'hiver 2006-2007. Les défilés Dior ou Gaultier ? Non, non. Je ne vais pas non plus aborder la question de la déco de votre nid douillet... Non, si vous voulez être dans le coup ces temps-ci, il faut que vous vous mettiez à créer des mots. Je sais, quand Ségolène l'a fait, la moitié du pays lui est tombé dessus. Mais il semble que finalement, on ait vite accepté les erreurs de ce genre.



    Tenez, la semaine dernière, lors de son investiture pour l'UMP, Nicolas a parlé de « chrétienneté »au lieu de « chrétienté ». Les médias ont presque tous zappé cette maladresse qui, ayant été répétée, était une véritable erreur de sa part, pas une étourderie. D'ailleurs, qui à droite avait dit qu'on ne pouvait avoir un(e) président(e) dont le français n'était pas exemplaire ?



    Ca me donne envie de jouer avec Nicolas et Ségolène, ce truc. Un petit essai, juste pour voir ce que ça fait.



    Mes chers compatriotes, c'est avec une grande joyesse que j'accepte le résultat de votre votage qui fait de moi votre nouveau chef de l'Etat. C'est sous le signe de l'honnêtitude et de la transparitude que j'ai choisi de placer mon mandatage. La désignification de mon premier ministre se fera dans la journée et c'est à lui que reviendra de prendre les bonnes décisettes quant à l'équipe qui permettra à la France, mes chers compatriotes, de retrouver le chemin de la triompherie et de la gloiresse.



    C'est vrai que c'est marrant. En plus, on comprend très bien... On en était à 40 candidats environ, non ? On n'est plus à un près... Je pense que je suis prêt pour 2007 !


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    Comme nous avons pu le voir ces derniers jours, la campagne de Ségolène semble un peu poussive. La belle mécanique de la fin 2006 serait-elle sur le point de tomber en panne ? Il reste trois mois aux mécaniciens de l'écurie PS pour trouver une solution. Mais bon, un peu d'huile par ici et deux ou trois coups de manivelle par là et Ségolène pètera le feu à nouveau, soyons-en sûr.



    Vous l'aurez compris, je ne connais rien en matière de mécanique... Je ne suis même pas certain de savoir trouver la batterie...



    Revenons à nos moutons (manière de parler, évidemment). Il vaut mieux connaître ce passage à vide aujourd'hui que dans trois mois, mais il faudra quand même que Ségolène apprenne à mener campagne un peu mieux pour retrouver l'adhésion des Français...



    Ce qui me fait un peu rire, c'est le commentaire de Douste-Blazy hier. Il se dit que celle-ci ne devrait pas être capable de gérer la France puisqu'elle ne sait pas gérer sa campagne. Ah... les analyses de Douste. La pertinence du propos. Impressionnant de la part du meilleur ministre des Affaires Etrangères que la France ait connu. Il avait aussi été un remarquable ministre de la culture, vous vous souvenez ?



    Pour ceux qui lisent cet article ce soir, publié un peu plus tard qu'à l'accoutumée, votre fatigue ne vous a peut-être pas permis de sentir l'ironie de mes propos dans le paragraphe ci-dessus. Je vous laisse donc le loisir de le relire pour comprendre un peu mieux... Je ne voudrais pas que vous preniez mes propos au pied de la lettre, cela créerait un malentendu entre nous qui serait pour le moins fâcheux.



    Je dois dire que Douste en ministre de la culture, c'était déjà pas génial. Mais il ne pouvait pas être une menace pour la France, si ce n'est la plonger un peu plus dans une certaine inculture. Mais en tant que ministre des Affaires Etrangères, ça fout un peu plus la trouille. A l'heure où l'Iran se précipite vers la bombe atomique, que des milliers de gens crèvent au Darfour, que le dialogue Israélo-Arabe a du mal à avancer, je ne vois pas en quoi la France, grâce à son ministre des Affaires Etrangères, a su rayonner dans le monde...



    Ce début de campagne, exercice de communication et d'image par excellence, n'est pas une étape qui nous permet de juger de la compétence de chacun à gouverner un pays. J'attends, encore et toujours, le débat d'idées. Là, Monsieur Douste-Blazy, je crois que nous serons en mesure de choisir.


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    Ils se sont passé le mot ou quoi ? Mais qu'est-ce qu'il leur prend aux socialistes ? Ils ont décidé de se saborder à trois mois de l'élection ? ON a l'impression d'assister à un grand hara-kiri collectif depuis quelques jours.



    Montebourg s'est dit qu'il ne pouvait pas rester sur la touche. Lui qui aime les bons mots et les caméras, il ne pouvait se résigner à demeurer muet plus longtemps. Quitte à être porte-parole, autant qu'on vous entende, c'est vrai, quoi...



    Tandis qu'il était dans une émission de télé qu'il avait probablement déjà faite (le grand journal sur canal) – je pense qu'il n'y a plus que dans Samantha qu'il est pas passé – il a critiqué François Hollande. Quand on lui a demandé quel était le plus gros défaut de Ségolène Royal, Arnaud Montebourg a répondu, je vous le donne Emile (je sais, c'est pas de moi, mais j'aime bien), son compagnon !



    Ca aurait pu être drôle, c'est vrai. Au cours un repas privé, par exemple. Ou alors, publiquement, mais si Montebourg avait été de droite... Mais il est porte-parole de Ségolène et critique le secrétaire général du parti socialiste qui se trouve être, accessoirement, l'homme qui partage sa vie !



    Mais il croyait quoi, Arnaud ? Qu'elle ne réagirait pas ? Eh ben si, elle a réagi et décidé de le suspendre. D'ailleurs, on en entend déjà plusieurs qui la critiquent. On lui reproche une justice expéditive (comme en Chine, rappelant par là-même une boulette de Ségolène lors de son séjour là-bas). Mais si elle n'avait pas réagi comme ça, on lui aurait reproché le contraire. Dur d'être Ségolène... Non seulement, faut vivre avec François Hollande (comme nous le rappelle Montebourg), mais en plus, quoi que vous disiez, on vous tombe dessus...



    En tout cas, elle a su prendre ses responsabilités et sévir : au placard, le Guy Montagné du PS, le Carlos du calembour politique, le Philippe Bouvard de la (peut-être) future présidente.



    Dites... Vous croyez qu'il aura un ministère si elle est élue ?



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    Comme si ça n'était pas assez, Ségolène se fait remonter les bretelles par certains membres de sa propre famille. Faut croire que les critiques de la droite ne suffisaient pas. Cette fois, ils sont presque tous d'accord, Ségolène connait un petit moment de flottement dans sa campagne. D'ailleurs, les Français seraient-ils d'accord ? Toujours est-il que d'après les sondages, elle a fait une belle chute dans le vide (justement).


    C'est marrant de dire de quelqu'un que sa campagne traverse un grand vide alors que jusqu'alors, on la critiquait pour son manque d'idées, non ? En bref, on lui reproche ce trou d'air alors qu'avant on lui reprochait de le brasser, l'air...


    Mais qu'attendent-ils ? Les épisodes de Ségolène dans le Proche Orient ou Ségolène en Chine sont-ils vraiment ce que l'on pourrait appeler les moments forts d'une campagne présidentielle ?


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    Dans la course à la Présidence de la République, on sent qu'on a passé la vitesse supérieure. A quoi le voit-on ? En fait, c'est pas bien difficile, les coups bas commencent à arriver.


    Oui, je sais, ça fait des mois qu'on en a, des coups sous la ceinture... Mais jusqu'à présent, c'était avant tout entre membres de la même famille (pour reprendre ce mot si cher à Villepin et Sarkozy ces temps-ci). Mais comme on a nos candidats officiels, ça devrait cesser de ce côté.


    Cette fois, les critiques fusent d'une famille à une autre. Ca devient plus logique, me direz-vous. Mouais... Logique, peut-être, mais pas plus digne, évidemment. On a donc voulu faire croire que la famille Royal ne payait pas l'ISF et avait trouvé une méthode peu glorieuse pour y échapper.


    Ségolène et François ont donc réagi et expliqué qu'ils payaient l'ISF et n'avaient pas cherché à tricher, qualifiant les responsables de cette information diffamatoire de « racailles », et reprenant par la même occasion un terme qui restera collé à la peau du Ministre de l'Intérieur, manière habile de sous-entendre qu'il serait, même indirectement, responsable de ces accusations.


    Nicolas Sarkozy a lui aussi parlé de sa situation, et nous savons donc qu'il paie, lui aussi, l'impôt sur la fortune. D'autres candidats, Dominique Voynet, par exemple, s'empressent de dire qu'ils ne le paient pas, comme si nous allions leur en vouloir.


    Ca fait toujours un peu peur ce genre de polémiques, car on en imagine qui sont en train de chercher le moindre petit détail qui pourrait griller l'adversaire. On fouillera le passé de chaque candidat à la recherche du moindre point noir. Quel combat prestigieux !


    Vous vous rendez compte, si on apprend que Nicolas passait ses jouets au tuyau d'arrosoir ou que Ségolène inventait des mots étant bébé, ça pourrait faire basculer l'élection !


    De notre côté, nous attendons encore et toujours un vrai débat d'idées.



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