• A bas NOS privilèges !

     

    Euh... Bon... Qu'est-ce que je vais bien pouvoir leur raconter, moi ? Et si je leur disais que j'ai été enlevé par un groupes d'activistes ou de terroristes... C'est crédible ça pour un journaliste, non ? Je vais quand même pas leur dire la vérité...

    Ah... Vous êtes là ? Vous m'avez fait peur, je ne vous avais pas vus ! Et ça fait longtemps que vous êtes là ? Vous m'avez entendu ?

    Bon, d'accord, ça va, j'arrête de jouer et j'assume. Ca fait des semaines que je ne suis pas venu vous voir parce que l'inspiration me manquait. Non, je n'irai pas jusqu'à dire qu'il n'y avait rien dans l'actu qui aurait pu me faire réagir. Peut-être même qu'il y avait beaucoup trop de choses et que ce trop plein d'informations dérangeantes m'avait assomé.

    Et voilà que ce matin, j'entendais parler des 140% d'augmentation de notre président-de-tous-les-Français. J'avoue que la différence de traitement entre le premier ministre et lui n'était pas forcément justifiée. Qu'ils gagnent la même chose ne me choque nullement. Mais ça m'a juste fait penser au nivellement. Oui, le nivellement ! Je m'explique...

    A l'heure où les grèves reprennent de plus belle, où une partie du peuple défend ses acquis, la retraite à tel ou tel âge ou tout autre type d'avantages, notre président a choisi le nivellement par le haut. Pourtant les Français sont nombreux à réclamer le nivellement pas le bas.

    A bas les privilèges ! Vous partez à la retraite plus tôt que nous ? Salauds ! Vous gagnez plus que nous ? Salauds ! Vous avez plus de vacances que nous ? Salauds !

    Non, je ne pense pas que le système soit parfait. La population vieillit et il est indéniable que nous devons changer, réformer les retraites. Il y a sans aucun doute des choses à revoir dans les avantages dont certains bénificient et on compte bon nombre d'injustices et d'inégalités.

    Mais ce n'est pas tout à fait cela que les gens expriment. Ils en veulent aux autres d'avoir ce qu'ils n'ont pas eux-mêmes. Alors, au lieu de chercher à obtenir les mêmes avantages (ceux que nous pourrions tous raisonnablement obtenir, sans mettre en danger notre économie, etc.), ils préfèrent que les autres perdent les leurs.

    Il est loin le temps où nous nous battions tous pour avancer ensemble. Quand j'entends bon nombre de nos compatriotes, nous en serions encore aux congès sans solde et au 50 heures par semaine pour tous.

    Maintenant, vous comprenez pourquoi on ne sait plus quoi dire et on préfère disparaître parfois ?


  • Commentaires

    1
    Dimanche 18 Novembre 2007 à 23:42
    °Bonsoir°
    °Contente de voir que vous êtes de retour (même si ce n'est qu'épisodiquement), je viens souvent vous lire, même si je n'ai jamais commenté jusque-là, même si je ne partage pas toujours votre point de vue, parce que votre ton ironique me plait, et parce que vos arguments sont en général + convaincants que ceux de beaucoup de gens qui critiquent pour critiquer, en se contentant de répéter ce qu'ils ont vu ou entendu ailleurs. Mais là, je suis perplexe : comme vous le dites vous-même, il faut réformer les retraîtes, que cela plaise ou non, c'est une nécessité. Mais quels sont ces avantages que "nous pourrions tous raisonnablement obtenir sans mettre en danger notre économie" ? C'est bien gentil de "se battre tous pour avancer ensemble" mais vers quoi avancerions-nous en maintenant à tout prix des privilèges qui ne sont en rien "vitaux" ?°
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