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    Je ne sais pas s'il est dans l'usage de revenir sur les conneries qu'on a pu écrire. Sur celles des autres, oui, évidemment, mais les siennes ? C'est vrai que ça fait toujours plaisir de pouvoir épingler la concurrence lorsqu'elle fait un faux pas, même si c'est un tout petit faux pas de rien du tout... Pourvu qu'on les fasse passer pour des incompétents. Mais revenir sur ses erreurs à soi, je ne sais pas si ça tient du courage ou du masochisme...

    Voici donc quelques extraits de blogitiquementcorrect publiés ces dernières semaines...

    Le 11 janvier dernier, vous pouviez lire : Si vous avez des problèmes de sommeil, pas la peine de vous empoisonner avec je ne sais quelle drogue... Ecoutez Bayrou parler. Attention, il est indispensable de respecter les doses prescrites. Nous sommes en présence d'un produit très puissant ! C'est simple, si une mouche tsé-tsé piquait Bayrou, c'est elle qui s'endormirait...

    Je ne comprends pas les choix de certains partis lorsqu'il s'agit de savoir qui les représentera.

    Puis, le 5 février : Ce candidat, le président du parti fédéraliste, a annoncé qu'il décidait de soutenir François Bayrou. Vous vous rendez compte ? Ca fait au mois 11 ou 12 voix de plus pour le chef de l'UDF ! Ca pourrait tout changer !

    Bon, côté visionnaire, on a fait mieux... Je sais...Mais quand même, le 28 janvier, j'avais quand même eu une analyse plus juste : 75% des personnes interrogées le trouvent courageux. Bon. Oui, on peut le dire, il est courageux. Il faut quand même être tenace pour continuer à y croire. Lui-même se présente comme le troisième homme... Une surprise au premier tour ? Et s'il avait raison d'y croire ?

    Vous voyez, tout n'est pas à jeter dans ce que je peux écrire. Et puis qui y croyait vraiment il y a quelques semaines encore ? C'était pareil pour Chirac en 1995, d'ailleurs. Arlette Chabot lui avait même demandé s'il était sûr d'aller ne serait-ce que jusqu'au premier tour ! On connait la suite...

    Bayrou, finalement, c'est un peu le Diego de la Vega de la politique française. Tout le monde le prend pour un ringard sans danger pour les autres, et le voilà qui met son masque et sa belle cape noire, grimpe sur son fidèle destrier, et met une raclée à tous ses ennemis. Bon, hier soir dans Envoyé Spécial, le destrier c'était plutôt un tracteur, mais on sentait que Bayrou était dans la dynamique du possible vainqueur surprise.

    Hier soir, en plus, l'émission a vraiment bien marché, contrairement à celle de lundi sur TF1. Et c'est encore mieux pour lui, car il parlait peu de politique et beaucoup de lui. Un vraie rencontre entre un homme et un peuple... Le candidat dans son intimité, c'est ça que les français adorent, bien plus que ses idées...

    Mais s'il allait au deuxième tour, ce serait au détriment de qui ? Royal ou Sarkozy ? Vous imaginez la claque si ça se confirmait ?


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    Tiens... Mais on fête quoi ? C'est l'anniversaire de Le Pen ? Non ? C'était celui de Sarkozy hier ? Ah... Avec tous les cadeaux qu'on fait au Front National depuis quelques jours, j'avais cru...

    Ben oui... Vous avez évidemment entendu parler des accusations que le Canard Enchainé a portées contre Nicolas Sarkozy. Celui-ci aurait acquis un appartement à un prix anormalement avantageux.

    Vous aurez probablement noté que personne ne s'est rué sur cette info (qui reste à prouver, naturellement) au PS. Il faut dire qu'on raconte que le couple Hollande-Royal pourrait être à son tour la cible d'attaques du même genre dans les jours à venir.

    Là, je me pose une question. Pourquoi ces affaires sortent-elles maintenant ? L'achat du duplex de Sarkozy, c'était y a dix ans exactement. Le Canard a-t-il attendu pour en parler ? Savaient-ils déjà tout ça avant l'investiture du candidat de l'UMP ou ont-ils fait de grandes découvertes dernièrement ? Même chose pour ce qu'ils comptent reprocher à Ségolène Royal...

    Certes, nous devons être au courant si un de nos candidats a fait quoi que ce soit d'illégal. Mais il est dangereux de se lancer dans de grandes accusations à un mois et demi d'une élection présidentielle, sauf si on est sûr de son coup. Dans ce cas, il reste à espérer que personne n'aurait volontairement retenu de telles infos pour lancer ces accusations juste avant la présidentielle et il aurait été plus judicieux de le faire avant qu'il soit trop tard.

    En attaquant de la sorte Sarkozy et Royal, c'est aux extrémistes qu'on fait un gros cadeau, pas à la démocratie.


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    «  Des initiatives. Prenez des initiatives, bon sang ! »

    Si j'avais su qu'en prononçant ces quelques mots en quittant la rédaction hier soir j'allais vivre une matinée comme celle-là, je crois bien que j'aurais choisi de me taire et de continuer à tout faire tout seul dans ce journal.

    Je vous explique... Quand je suis arrivé ce matin, des tas de personnes – plusieurs dizaines – attendaient patiemment sur le trottoir devant le journal. Sur le coup, je me suis dit qu'il s'agissait de la reprise des castings de la Nouvelle Star. Mais j'ai vite remarqué que tous et toutes étaient vêtus d'un costume cravate ou d'un tailleur. Mais c'est quoi ce truc ? C'est pas possible que ce soit ça... Ou alors c'est que cette année, le jury cherche le nouveau Franck Michael ! Et là, j'ai réalisé qu'ils allaient dans mon journal !

    Je suis donc entré, furibond, dans les bureaux de la rédaction. Mais pourquoi personne n'avait trouvé bon de me prévenir de tout ça ?

    « Y a quelqu'un ? Eh ohhhh ! Vous m'entendez, oui ou -biiip- ? C'est quoi ce -biiip-? -Biiip- alors ! Y a quelqu'un ? Ah ben quand même ! Mais c'est quoi tous ces -biiip- sur le trottoir? Comment ça des députés européens ? Mais qu'est-ce qu'ils -biiip- ici ? »

    Ah oui, je dois vous prévenir. Y a un nouveau système de censure quand mes mots dépassent un peu les nouvelles limites autorisées par le grand patron de mon journal... A bas la censure ! Espèce de -biiip- ! Ah, vous voyez, ça recommence !

    « Mais j'ai jamais demandé à tous ces gens de venir ici ! »

    Et là, j'ai réalisé ce qu'il s'était passé dans la tête de ma petite stagiaire. Elle avait voulu à son tour prendre des initiatives. Ah... si seulement elle avait pris l'initiative de ne rien faire !

    J'avais eu le malheur de dire, hier, que j'avais envie de remonter les bretelles à tous ces fichus députés européens qui osaient envisager de réinstaller une salle pour les fumeurs dans le parlement après avoir cherché à les interdire partout ailleurs. Les voilà donc qui font la queue en attendant de recevoir une bonne fessée.

    Là, vous vous dites que je suis devenu fou. Mon imagination me mène trop loin. Peut-être. Mais vous comprenez, c'est ce genre de conneries (tiens, ça n'a pas bippé, là ?) qui me rendent complètement fou.

    Oui, y a des jours où je me dis que certains députés européens sont envahis par une envie soudaine de recevoir des coups. Comme un accès de masochisme qui va bien au delà de nos frontières nationales. Vive l'Europe !

    Alors, c'est vrai, des envies comme ça, ça ne se refuse pas. Ils veulent des baffes ? Qu'ils viennent les chercher, je vais leur en donner, moi, des baffes ! Et les voilà devant chez moi...

    Vous vous rendez compte que depuis l'interdiction de fumer, certains d'entre eux continuaient de s'envoyer ostensiblement clope après clope au Parlement ? Venant de personnes qui avaient voté ces interdictions de fumer partout ailleurs, y a de quoi ne pas bien comprendre, je trouve.

    On a donc prévu de leur installer des fumoirs à Strasbourg, comme à Bruxelles.

    Mais dites donc... Ca coûte cher ça, les fumoirs... Et qui va les payer ? Ca serait pas nous ?!


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    Hier, je vous parlais de l'équipe de Ségolène Royal. Continuons donc avec celle de Nicolas Sarkozy. Mais là, j'ai choisi l'angle des vedettes. Faut dire que si pendant des années, on osait dire qu'on était de gauche mais on cachait qu'on pouvait être de droite, les temps ont bien changé. Désormais, on revendique son soutien à Sarkozy. On assiste à une sorte de coming out frénétique. On ose enfin s'assumer.

    D'ailleurs, j'ai pu lire ici et là que nombreux sont ceux qui reprochent à Ruquier d'être ouvertement de gauche et de secouer un peu trop ceux qui se revendiquent de droite. Mouais. Je ne le trouve pas particulièrement gentil avec les candidats de gauche, à vrai dire, et ça ne l'empêche pas de faire exister Steevy qui lui crie son soutien à l'UMP depuis des mois. D'autres aussi sont de droite dans son équipe, même certains qui se croient de gauche ! Si, si !

    En plus, si on en croit les 20 et quelques sondages consécutifs qui ont donné le leader de l'UMP gagnant au 2e tour face à Ségolène, peut-on taxer Ruquier de jouer la facilité dans ce cas ?

    Mais revenons-en à ces fameux soutiens d'un nouveau genre... J'ai entendu ce week-end que Vincent Mac Doom s'était, à son tour, prononcé pour Sarkozy. Et là, je me demande ce que Sarkozy se dit. Il a bien essayé de nous faire croire qu'il aimait Barbelivien ou Steevy. Même avec Doc Gynéco, il a fait un effort.

    Attention, je n'ai rien contre Mac Doom. J'avoue que j'admire le fait qu'on puisse vivre aussi ouvertement ce que l'on est. Mais entre Vincent Mac Doom et Nicolas Sarkozy, y a comme... un sacré contraste, non ?

    D'ailleurs, je me dois d'ajouter que Mac Doom a apporté quelques précisions hier matin. Il expliquait qu'il aimait bien Sarkozy pour certaines choses mais qu'il en aimait d'autres chez Ségolène, leurs points communs, notamment : comme lui, elle porte des jupes et dit des bêtises en inventant des mots (je vous promets que je n'invente pas cela, il l'a dit lui-même !) Elle va être ravie du compliment, n'en doutons pas.

    Mais revenons à Nicolas... Comment il va faire pour nous expliquer qu'il est vachement content de ce nouveau « ralliement » ?


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    Je sais, l'illustration est étrange. J'ai pas fait exprès de prendre une image où on peut se demander si les Dalton du PS font un bras d'honneur à Ma Ségo Dalton. Mais finalement, quand on y réfléchit, ils sont plusieurs parmi ceux-là à avoir eu envie de lui faire des gestes de ce genre...

    Mais aujourd'hui, le PS est uni. Ca n'a pas été facile, mais ça y est, désormais, c'est « une pour tous et tous pour une ! » pour rependre la superbe formule de Fabius. Comment ça, je suis ironique quand je dis « superbe » ? Mais non...

    La semaine dernière a donc été marquée par la refonte de l'équipe de Ségolène. Après le départ d'un de ses conseillers en économie, il a bien fallu réagir. Revigorée par un audimat flatteur sur TF1 et une remontée dans les sondages, Ségolène est de retour. Qu'on se le dise !

    Mais je ne sais pas si ce retour lui convient tant que ça. Je vous le disais avant, plutôt que de la serrer dans leurs bras, ils auraient préféré la pousser dans l'escalier, la matriarche. Elle aussi, elle aurait bien aimé abandonner les papis sur le bord de l'autoroute.

    C'est donc la chronique d'un amour forcé. On ne se sépare pas comme ça de tant d'années d'histoire. Les éléphants comptent faire un dernier détour avant de se rendre au cimetière et ils décideront eux-mêmes quand l'heure sera venue.

    Et donc, cela amène une question : la rupture totale serait-elle vouée à l'échec ? C'est pourtant sur cette idée de changement que Ségolène avait décidé de surfer pour réussir. C'est aussi ce qui avait séduit les Français dans un premier temps.

    Alors, faut comprendre un truc : on veut du changement, mais si on nous retire tous nos repères d'un seul coup, on est un peu perdus et on n'a plus trop confiance en leur capacité à nous gouverner.

    Eh oui... Nous serions donc bien compliqués nous aussi.


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