• Quand Harry se trouve sali

     

    C'est un fan absolu d'Harry Potter qui vous parle. Non, je n'ai plus 12 ans, ce n'est pas la peine de me le rappeler. J'ai un tout petit peu plus de 12 ans. Oui, bon, ça va... J'ai 20 ans de plus. Vous êtes contents ?


    Les 33 ans approchent. Déjà. Ah... comme le temps passe ! Hier encore, j'avais 20 ans, lalilalilala... Euh... Je ne connais plus les paroles. Bon, ben je crois que je vais devoir l'accepter, je vieillis.


    Vous sauriez pas si l'un de nos candidats nous propose de vieillir moins vite ? Ca serait un bon argument de campagne, je trouve : « avec moi, vous aurez moins de rides, vous vivrez plus longtemps, vos cheveux ne tomberont plus ». Quitte à faire des promesses, autant y aller à fond !


    Bon, revenons-en à Harry Potter. Pour tout vous dire, c'est une phrase de Nicolas Sarkozy qui m'a fait réagir : L'école est là pour apprendre à faire la différence entre Madame Bovary et un fait divers, entre Antigone et Harry Potter. Après vous lirez ce que vous voudrez !


    D'une part, j'ose croire que les professeurs de lettres ont déjà tendance à travailler dans ce sens. Certes, le système éducatif de notre pays devrait être grandement amélioré. Je suis même pour des changements radicaux dans ce que nous enseignons et la manière dont nous le faisons. Mais je ne connais pas beaucoup de profs qui se contenteraient de travailler à partir de faits divers et dont le but ultime ne serait pas la littérature dans tout ce qu'elle a de plus noble.


    L'exemple retenu par Sarkozy est mauvais pour ne pas dire bête. Oups, ben voilà, je l'ai dit. Ah... Un vrai piège, la rhétorique !


    Evidemment que les élèves sont censés faire la différence entre Harry Potter et Antigone. Mais je ne connais pas un prof de lycée qui enseigne les livres de J.K. Rowling. C'est évidemment hors programme et les programmes sont faits ou contrôlés pas nos dirigeants eux-mêmes...


    Ca ne veut pas dire qu'aucun prof ne conseille à ses élèves de lire Harry Potter. Heureusement, d'ailleurs. Combien de livres ont amené des jeunes de 8 ou 10 ans à lire des romans de 300 à 800 pages ?! Quand on sait que bon nombre d'ados détestent lire, on devrait saluer le succès du petit sorcier anglais. De plus, ses aventures sont particulièrement bien construites et J.K. Rowling a un vrai talent d'écrivain. La littérature pour enfants peut être de qualité...


    Alors, naturellement, ce que défend ici Nicolas Sarkozy est en partie juste. Je lui reproche avant tout d'enfoncer une porte ouverte et d'oublier qu'Antigone et Harry Potter ne s'adressent pas forcément au même public. Mais on peut, grâce à Harry Potter et même d'autres romans bien moins bons, trouver dans tous ces mots des compagnons qui, progressivement nous permettront d'en rencontrer d'autres pour, un jour, aller jusqu'à Antigone...


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